
Alors Tonton, comment elles sont ces nouvelles charentaises ? Elles te sortent pas des pieds ?
Vieux-Tonton : Eh bé, c’est que je suis souple comme l’oiseau qu’on appelle le bœuf, j’arrive pas
à les enfiler, même avé le chausse-pied.
Souple comme l’oiseau qu’on appelle le boeuf : alors là, soit sa mémoire lui joue des tours au
Vieux-Tonton, soit notre langue a eu un moment d’égarement. On connaissait la grenouille qui
voulait se faire aussi grosse que le bœuf, aucune de mes googlelisations n’a pu lever le mystère sur
cet « oiseau qu’on appelle le boeuf ». À moins, à moins... qu’il ne s’agisse d’un raccourci pour
désigner le héron garde-boeufs, ce gros échassier blanc qui se nourrit des tiques et des mouches au cul des vaches. Ses grandes pattes raides auraient-elles inspiré cette expression à nos anciens, gardiens de troupeaux à leurs heures ?
Cueillette : Guillemette Tracou
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