• Le Bureau des SR

À quoi ça sert, un SR ?

Mis à jour : févr. 17


Tout le monde sait qu’une fois un texte écrit, il est relu plusieurs fois avant d’être publié. Par le rédacteur lui-même, mais aussi par des tierces personnes. C’est au secrétaire de rédaction (ou SR) que revient le rôle de s’assurer de la lisibilité, de la fluidité et de la parfaite compréhension du texte par le lecteur.

Mettre en forme l’information

C’est la fonction essentielle du secrétaire de rédaction, quel que soit le média utilisé (print ou Web). Le métier de SR est historiquement issu de la presse, mais il est présent également aujourd’hui dans les agences de communication éditoriale, qui possèdent des pôles contenus importants : publication de journaux internes, de magazines clients, de rapports d’activité et autres documents de référence, etc.

Le secrétaire de rédaction travaille avec le(s) rédacteur(s) du support, mais il est également en lien avec tous ceux qui le réalisent (le graphiste ou le maquettiste, l’iconographe en charge des illustrations ou photos, etc.) Il a donc une fonction centrale dans l’élaboration d’une publication. Les tâches du SR sont à géométrie variable selon le secteur (presse ou communication) et le type de presse (magazine, quotidienne ou en ligne), mais il y a au moins un point commun : la relecture sur le fond et sur la forme.


Les étapes de relecture

En général, une première lecture (appelée préparation de copie) est effectuée sur la copie brute (rédigée par le rédacteur ou journaliste) et permet de porter ses efforts sur le fond du texte (exactitude et cohérence des informations et des éléments contextuels) tout en éliminant les fautes d’orthographe. Après mise en page par le maquettiste, la copie revient au SR pour une deuxième lecture. Cela permet de procéder à de nouvelles corrections et surtout, de faire l’editing du texte.


Lorsque cela est possible, une troisième relecture avant bon à tirer est appréciable et permet de minimiser les risques d’erreurs liés aux corrections de dernière minute. Elle est effectuée par une autre personne, qui s’attachera à relever les erreurs de forme que le premier relecteur n’aura pas vues.

La relecture sur le fond

Elle consiste à vérifier l’exactitude et la cohérence des faits cités (noms, dates, chiffres, etc.), mais également à s’assurer de la construction du papier et du bon équilibre des informations. Chaque fois que l’on bute sur une question, il convient d’y apporter une réponse afin que le texte soit le plus clair possible pour le lecteur. Pour cela, le dialogue avec le rédacteur est indispensable. Il faut aussi calibrer le texte pour les besoins de la maquette, c’est-à-dire vérifier son encombrement par rapport à l’espace imparti, couper s’il est trop long et réécrire si nécessaire les passages qui sont confus. Cette partie s’avère la plus délicate, car il s’agit de remanier la forme sans dénaturer l’intention de l’auteur. Si l’angle choisi par celui-ci n’est pas approprié, une remise à plat de l’article s’impose.

La relecture sur la forme

Cette fois, il s’agit d’éliminer tous les obstacles à la lecture et de délivrer le texte le plus propre possible. Pour cela, la mission du SR consiste à veiller à la qualité de la langue française sous tous ses aspects : orthographe, grammaire, syntaxe, mais aussi utilisation appropriée de la ponctuation, précision dans les expressions ou mots employés. De même, le SR doit s’assurer de la cohérence de l’usage de la langue dans l’ensemble du document : écriture des mots étrangers, féminisation des noms, utilisation des capitales, etc. Pour cela, il s’appuie sur les règles édictées par le code typographique de l’Imprimerie nationale ou les usages spécifiques au media ou à l’entreprise (on parle alors de marche typographique).

Enfin, le SR est le garant de la bonne application de la formule rédactionnelle et graphique de la publication et, à ce titre, il veille à la qualité d’ensemble des pages (césures, gris typographique, etc.).

L’editing

C’est le travail qui consiste à mettre en avant les informations essentielles pour le lecteur à travers la « titraille » (titre, chapô, inters, légendes, etc.) et à veiller à la clarté de tous les éléments de circulation dans la page (rubricage, encadrés, relances, etc.). Le rédacteur étant trop concerné par son article, il faut, pour s’assurer d’un bon editing, un acteur neutre qui apporte un regard critique sur le texte et se met à la place du lecteur.

Le SR a donc un rôle complémentaire à celui du rédacteur et doit être force de proposition par rapport à celui-ci. Le dialogue entre rédacteur et SR est primordial pour respecter le sens voulu par le premier et améliorer la compréhension du texte si nécessaire.

Si vous voulez en savoir plus, nous vous conseillons de lire l’excellent ouvrage de Louis Guéry, Le Secrétariat de rédaction, Presses universitaires de France, qui dresse un panorama exhaustif du métier.


Véronique Tran Vinh


Publié le 14 mai 2020.

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